Présentation

Bonjour, je vous souhaite la bienvenue sur ce skyblog qui racontera se qui c'est passé en 1944 au débarquement de Normandie principalement.
Je vous souhaite une bonne visite !!!


(Ce qui ont un skyblog de guerre laisse un commentaire sur cet article et laisse leur nom de skyblog)Merci.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 13 décembre 2006 06:40

Modifié le jeudi 14 décembre 2006 06:39

Préparation du débarquement de Normandie (Résumé)

Préparation du débarquement de Normandie (Résumé)
Les alliés ont encore en tête la désastreuse tentative de débarquement en août 1942 à Dieppe ou 3000 soldats sont morts sur les 6000 qui ont débarqué. Le manque de préparation et l'importance de la résistance allemande avaient brisé un assaut qui n'avait pas dépassé les plages.


Forts de cette expérience et de celles des débarquements d'Afrique du Nord (1942) ou de Sicile (1943) qui démontraient l'impossibilité de prendre un port de front top bien protégé, les alliés élaborent les phases du débarquement en France prévu initialement le 1er mai 1944. Plusieurs réunions préparatoires établissent peu à peu un plan d'action. Est pris en compte la confrontation des différentes stratégies d'attaques : alors que les Américains préfèrent une attaque de front en France, les Britanniques sont partisans d'une stratégie de périphérie visant à affaiblir le Reich avant de l'attaquer de front : attaques au Maroc, en Sicile, en Norvège, etc. Après une première réunion à Québec en 1942, une seconde a lieu en janvier 1943, à Casablanca où est prise la décision d'attaquer l'Europe de l'ouest. Cette décision répond aux demandes de Staline qui souhaite ce débarquement pour réussir sa contre offensive débutée après la bataille de Stalingrad achevée en janvier 1943. A Téhéran, en novembre de la même année, Staline participe à une nouvelle réunion qui précise le déroulement des opérations.

L'industrie alliée accélère alors sa production pour être en mesure de livrer les véhicules, navires et infrastructures diverses (les fameux ports artificiels notamment) qui formeront le plus grand rassemblement militaire de l'histoire. Pour que le débarquement réussisse, il faut trois conditions essentielles, une nuit de pleine lune, une marée basse ou semi-basse et une météo clémente. Le 4 juin, Eisenhower, commandant en chef des forces alliés, retarde pour 24 heures les opérations car la météo est catastrophique. Les prévisions annoncent une amélioration pour la nuit du 5 au 6 juin, il n'y aura pas d'autre possibilité avant plusieurs semaines. Eisenhower tranche, ce sera le 6 juin.


Des missions de reconnaissance et les informations transmises par la résistance française permettent d'orienter le choix sur la Normandie et d'adapter l'attaque par rapport aux défenses allemandes. Les alliés disposent d'ailleurs d'un plan particulièrement précis de ces installations allant jusqu'aux prénoms des officiers responsables de tel ou tel bunker. La décision est prise de débarquer à mi-marée, ce qui permet d'apercevoir les obstacles métalliques et bétonnés des plages et ainsi de les éviter. Une partie du mur de l'Atlantique sera donc inefficace. Par ailleurs, la construction d'engins spécialisés permettra de réduire les différents obstacles : le " char fléau " fait exploser les mines (photo ci-jointe) par un système de rotation de chaînes qui viennent frapper violemment le sol tandis que le " char bobine " déroule un tapis sur le sable pour garantir aux véhicules lourds qui suivront de ne pas s'enliser dans le sable,. etc..). Le plan de débarquement nommé Overlord " seigneur suprême " prévoyait de débarquer au Jour J 50 000 hommes, 15000 chars et 2500 véhicules tout terrain de quoi établir une tête de pont durable. Dix jours après, 18 divisions devaient être débarquées pour élargir la tête de pont.

L'accumulation des hommes et du matériel depuis des mois faisait de la Grande-Bretagne le plus gigantesque camp d'entraînement du monde, surtout au sud de Plymouth à Newhaven, ou plus de 4000 navires et chalands attendaient d'acheminer l'extraordinaire réserve militaire. Des entraînement minutieux grandeur nature sont organisés : les soldats simulent le débarquement sur les plages anglaises, les parachutistes travaillent leur atterrissage et les blindés man½uvrent.


Un point de ralliement en mer appelé Piccadilly Circus est fixé, les couloirs maritimes pour le rejoindre sont tracés par des dragueurs de mines. L'opération maritime, nommée " Neptune ", se divise en trois grandes missions : une partie de la Royal Navy a pour mission de surveiller les flancs de l'armada pour empêcher une potentielle pénétration des U-boot. D'autres navires, les fameux Liberty ship pour les hommes de troupes notamment, servent à acheminer les forces. Enfin les navires de combat doivent réduire à néant l'artillerie lourde des plages par un bombardement massif des côtes. Ne pouvant bénéficier de ports suffisamment importants pour un débarquement massif, Churchill imagina la construction de ports artificiels remorqués depuis l'Angleterre (port d'Arromanches ou de Vierville sur Mer). Pour l'acheminement du carburant, un projet d'envergure est imaginé par Churchill : il s'agit d'un oléoduc géant immergé depuis l'île de Wight. Appelée Pluto (Pipe Line Under The Ocean) ce nerf de la guerre long de 165 Km est un élément clé de la réussite de l'opération Overlord. Le projet est mené à terme malgré son ambition et les contraintes techniques qu'il génère. C'est, en quelque sorte, le premier " tunnel sous la Manche " !

Les Allemands ne disposaient que d'une force aérienne limitée, c'est une de leurs faiblesses. L'aérodrome de Caen ne suffit pas à obtenir la maîtrise du ciel face aux 7500 avions alliés qui vont déferler en Normandie pour détruire les chasseurs allemands et empêcher, par le bombardement massif des voies de communication et des installations de défenses, tout déplacement de troupes dans la France du Nord-ouest.


L'accumulation des forces et les bombardements auraient pourtant dû attirer l'attention de l'état major allemand qui savait pertinemment que le débarquement se préparait. Mais quand et surtout où ? La préparation alliée passe donc par une campagne de désinformation baptisée Fortitude : la construction de leurres gonflables à l'est du bassin de Londres pour faire croire à un débarquement dans le Pas de Calais (photo de gauche) ou le matraquage des villes du Nord de la France confirment cette tendance. Le bombardement des véritables objectifs en Normandie ne devrait commencer qu'à la veille du Jour J. Des camions de ravitaillement fourmillent dans le nord-est de Londres pour faire croire à un acheminement de matériels dans cette direction.

Plus subtil, un acteur sosie de Montgomery est envoyé à Casablanca et glisse à l'oreille d'un diplomate germanophone la forte possibilité d'un débarquement sur les côtes de la méditerranée. Jusqu'au jour même du débarquement, les alliés continuent à exploiter l'opération : un faux quartier général à l'est de Londres envoie des messages pour qu'ils soient interceptés. Par ailleurs, des agents doubles contribuent, par de faux messages, à désinformer les services de renseignements allemands. Des bombardements dans le Pas de Calais sont organisés la nuit du 5 juin. Même s'ils sont inutiles pour le débarquement, que des soldats vont mourir et que la population civile va subir l'attaque, le commandement allié pense que ce sacrifice est nécessaire pour continuer à faire croire aux Allemands que la Normandie n'est qu'une diversion.

L'opération Fortitude porte ses fruits, des oppositions entre Rommel et Von Rundstedt sur la marche à tenir empêchent une décision rapide (laisser débarquer les alliés pour lancer une contre-attaque massive ou , au contraire, les faire reprendre la mer aussitôt arrivés comme le suggérait Rommel, lequel a déclaré concernant le débarquement : " Notre seule chance est d'arrêter l'ennemi pendant qu'il est encore dans l'eau. Les vingt quatre premières heures seront décisives [...] Pour les alliés, comme pour nous, ce sera le jour le plus long ". ). Mais Hitler, après hésitation, pense que la Normandie n'est qu'une stratégie de diversion et que le véritable emplacement est le Pas de Calais, rares sont ceux qui finissent par croire en l'inverse, parmi eux, Rommel qui démontre encore ici son exceptionnel génie stratégique, il ne sera pas écouté.

Le soir du 4 puis du 5 juin différents messages sont adressés aux forces de résistances dont les fameux vers de Verlaine " Les sanglots longs des violons de l'automne... " puis la nuit suivante la suite "... blessent mon c½ur d'une langueur monotone ". Chaque groupe de résistance concerné accomplit les missions qui lui sont propres : destruction des lignes de chemin de fer, poteaux de communication à faire exploser, dépôts de munition à attaquer, etc. L'opération Overlord est lancée.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 13 décembre 2006 10:42

Modifié le jeudi 14 décembre 2006 06:38

Le débarquement de Normandie

Le débarquement de Normandie
6 juin 1944. Une aube blafarde se lève sur les côtes normandes. Des nuages bas, une mer grise, agitée. Une matinée comme les autres pour les centaines de guetteurs allemands qui, depuis de semaines, scrutent anxieusement l'horizon ? En réalité, les dieux en on décidé autrement. Overlord, le débarquement tant attendu, est en marche. Une immense armada est à la mer. Des centaines de navires convergent vers les côtes de France. Soudain, l'orage éclate. En vagues successives, des essaims de bombardiers font pleuvoir une grêle de bombes sur les défenses allemandes. Emergeant de la brume, les bâtiments de guerre prennent la relève, et des milliers d'obus de tout calibre s'abattent sur les fortifications du mur de l'Atlantique qui disparaissent dans la poussière et la fumée. Bientôt, c'est l'heure de l'assaut. Les landing craft approchent, s'immobilisent. Lourdement chargés, le c½ur étreint par l'angoisse, les hommes sautent dans les vagues écumeuses tandis que la riposte se déchaîne. Des centaines de points lumineux s'allument sur les falaises "comme les plots d'un immense billard électrique". Le jour le plus long de la guerre vient de commencer.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 14 décembre 2006 06:37

La bataille de Normandie

La bataille de Normandie
La bataille de Normandie dura près de trois mois, c'est à dire beaucoup plus longtemps que ne l'avaient prévu les stratèges alliés.

Si la bataille pour l'extension de la tête de pont est gagnée en une dizaine de jours, et le port de Cherbourg conquis de haute lutte fin juin, les difficultés commencent ensuite.

Juillet est le mois le plus noir pour les Alliés. Britanniques et Canadiens sont tenus en respect devant Caen par les divisions blindées allemandes. La ville n'est entièrement libérée que le 19. Pendant ce temps, les Américains piétinent dans le Cotentin, pris au piège de la guerre des haies et éprouvent les pires difficultés pour enlever Saint-Lô le 18 juillet.

Tout change fin juillet avec le succès de l'opération Cobra qui permet aux Américains d'enfoncer sans rémission les défenses ennemies et de déferler en direction de la Bretagne et de la Loire.

Début août, l'échec de la contre-attaque de Mortain, ordonnée par Hitler, précipite la déroute des armées allemandes, menacées d'encerclement et en partie anéanties dans la poche de Falaise à la fin de ce même mois. Il ne reste plus alors aux rescapés qu'à évacuer le reste de la Normandie, repasser la Seine et refluer en direction de l'Allemagne.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 14 décembre 2006 06:58

Résumé du débarquement et de la Bataille de Normandie en vidéo

Voici une vidéo qui va vous expliquer un peu mieux que moi. Alors veuillez regarder la vidéo pour mieux comprendre l' histoire du débarquement et de la Bataille de Normandie.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 15 décembre 2006 07:18